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La Minute Histoire du Professeur Le Bars !
Dans la pièce de Corneille (Pierre, non le chanteur ni l’oiseau) « La Suivante », Daphnis se plaint « Qu’en l’attente de ce qu’on aime une heure est fâcheuse à passer. » Et il est vrai qu'après ces nombreuses journées d'absence, nonobstant les vagues de froid qui ralentirent les neurones du Professeur, il ne vous a pas oublié malgré tout !!… Et vous ? Hum ?.. Foin de carabistouilles, enchaînons sur la carte postale du jour. Sur celle-ci nous pouvons voir, bien avant sa destruction, la célèbre passerelle de la gare. Construite en 1909 par notre Harel préféré, elle tire définitivement sa révérence en avril 2016. S’il est un quartier de notre ville qui profita allègrement de cette artère piétonne, traversant le siècle et les voies, c’est bien celui de Robien. En témoigne aujourd'hui le PIB par habitant, bien supérieur à celui de l’époque sans passerelle, ainsi que la mise en place de barrières sur un parking du coin. Celles-ci auront peut-être le mérite de rappeler aux habitants qu’un jour Saint-Brieuc eut comme premier édile Octave Brilleaud… Las ! Le 13 décembre 2015, au prétexte fallacieux de lui rendre un dernier hommage, la vieille dame en dentelle d’acier de 106 ans est sauvagement agressée de peinture par les habitants du quartier sus-nommé lors d’un odieux attentat poétique. On ne mettra pas longtemps à retrouver le commanditaire : vieil ennemi du train, il s’agissait évidemment du CAR ! Sur la photo, certainement prise au premier ou deuxième étage du N°1 de la rue Jules Ferry vers 14h00, on voit donc l’ouvrage dans sa toute prime jeunesse. On notera que les habitants, pas encore envahis par les techniques modernes de nettoyage, n’hésitaient pas à mettre leur linge et leurs enfants à sécher au pied des marches. Il est vrai que, l’eau n’étant pas encore si courante dans le logis, il était parfois plus économique de laver le linge et la peau sur les os en une seule fois. Pour terminer, on s'attardera un court instant sur les deux olibrius en bas de la carte postale. Ils semblent admirer leur tentative ratée d'encollage d'image sur la cahute attenante. C'est qu'ils sont sans aucun doute les premiers à avoir tenter l'aventure de l'exposition photo en plein air alors même que le collectif des Flous Alliés ne sévissait pas encore à Robien...
Fallait-être couillu !

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