Accéder au contenu principal
 
La Minute Histoire du Professeur Le Bars !
Sur la carte postale d'aujourd'hui, imprimée il y a 103 ans, tout est dit mais c'est le «bordel» ! Désolé pour les âmes sensibles mais je ne trouve pas de terme approchant pour résumer la composition quasi foutraque de cette prise de vue. En résumé, sans respirer et sans gros mot, des gens saluent d'autres gens qui ne savent plus à qui répondre pendant qu'un dragon à fourragère retient une petite fille qui a cru voir le Père Noël, alors que l'on est au mois de Mai, et qu'une personne de la sécurité se dirigeant droit vers l'objectif, mais trop tard, veut interdire la prise de vue parce qu'un monsieur sans bras ni jambes plus grand que le Président, regardant tout ce beau monde sans piper mot, fait tache dans le décor.
Pour détailler quand même un petit peu, Raymond Poincaré (qui n’a pas pu inventer le stylo à bille, ayant des problèmes en géométrie) se promène peinard dans la parc des Promenades. Il y a beaucoup de bruit mais ce ne sont pas encore les animations du Festival Banc Public qui résonnent près du palais de justice. Il ne se doute de rien mais vingt-huit jours plus tard l’attentat de Sarajevo le fera se promener beaucoup moins souriant sur le front durant les années qui vont suivres. Ironie de l’Histoire et de la carte postale, il vient de féliciter Elie Le Goff qui n'est rien moins que le père de ses trois fils ! Devenus frères Morts pour la Patrie, ils donnèrent leur nom, sans leur accord, à la rue bien connue des fêtards descendant vers le Légué. Si elle fait toujours du bruit, c’est tout de même beaucoup plus peinard que sur le front de la Sommes.
Quant à Villiers de l’Isle-Adam, poète né à Saint-Brieuc bien avant sa mort, il eu ces mots magiques, passant de vie à trépas vivant : « Eh bien, je m'en souviendrai de cette planète ! »
Fallait être couillu !

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La Minute Histoire du Professeur Le Bars ! En pleine période de Soldes marchandes et postales, il semblait judicieux de revenir sur le bel édifice qui trône sur l’ancienne Place du Théâtre. Si la Grande Guerre se passa souvent dans la boue, il faut savoir que cette place fut d’abord un beau marécage. On notera sur la carte postale que le sous-sol de la poste est semi-enterré. Sachez que l’audace ira encore bien plus loin un siècle plus tard puisque s’ouvrira dans la petite rue de derrière une Cave au rez-de-chaussée. Sans doute la crainte d’une remonté du vieux marécages ?... Mais revenons à notre bâtiment ! C onstruit par l’architecte Louis Bourgin entre 1908 et 1910, le fronton, lui, fut réalisé par les frères Le Goff qui tombèrent au front cinq ans plus tard aux côtés de l’arrière grand-père de votre serviteur, le Professeur. N’étant pas très doué en architecture, on se contentera de dire que le style est réellement comme ce qui devait se faire à l’époqu...
La Minute Histoire du Professeur Le Bars ! Dans la pièce de Corneille (Pierre, non le chanteur ni l’oiseau) « La Suivante », Daphnis se plaint « Qu’en l’attente de ce qu’on aime une heure est fâcheuse à passer. » Et il est vrai qu'après ces nombreuses journées d'absence, nonobstant les vagues de froid qui ralentirent les neurones du Professeur, il ne vous a pas oublié malgré tout !!… Et vous ? Hum ?.. Foin de carabistouilles, enchaînons sur la carte postale du jour. Sur celle-ci nous pouvons voir, bien avant sa destruction, la célèbre passerelle de la gare. Construite en 1909 par notre Harel préféré, elle tire définitivement sa révérence en avril 2016. S’il est un quartier de notre ville qui profita allègrement de cette artère piétonne, traversant le siècle et les voies, c’est bien celui de Robien. En témoigne aujourd'hui le PIB par habitant, bien supérieur à celui de l’époque sans passerelle, ainsi que la mise en place de barrières sur un...
La Minute Histoire du Professeur Le Bars ! Avec la carte postale d’aujourd’hui, nous redescendons gentiment vers la mer. Si les parisiens descendent en Bretagne, nous pouvons nous targuer, eu égard à la topographie vallonnée de la ville, de descendre à la mer. Qu’il est bon, parfois, de rappeler aux habitants du centre ville, de Robien ou encore des Villages que notre vieille Cité est une commune littorale. Il est vrai que, nonobstant le célèbre Valais, les plages ne sont pas légions sur notre côte. C’est d’ailleurs certainement pour cela que nous trouvons beaucoup moins de traces de romains qu’en Italie. La lutte de Rome contre les Barbares est bien loin derrière nous lorsque cette photo est prise un beau mardi de juillet vers 17h30 (sans doute le 14 si l’on se fie au drapeau qui flotte malgré l’absence d’eau). Pudiquement intitulée « Le Phare à marée basse », elle reste néanmoins un témoignage des heures les plus sombres de la région. En effet, en ces temps où l...