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La Minute Histoire du Professeur Le Bars !
Comme vous l'avez constatez, le rendez-vous cartophile de vendredi n'a pas eu lieu. Fête oblige, le Professeur Le Bars s'est exceptionnellement octroyé deux jours de vacances entre la poire et le fromage. N'ayant à cœur que le bonheur de ses ouailles, et loin de vouloir concurrencer ses homologues de l’Éducation Nationale, il a décidé de vous servir une toute dernière Minute avant de vous laisser profiter des autres dernières de l'année en famille, avec des amis ou encore avec un « je ne sais qui, je ne sais quoi » !
La dernière carte postale de 2017, datant de bien avant 1936 et en guise de Meilleurs Voeux, sera un hommage à toutes ces personnes qui, depuis quelques années, se font fort d'aller tremper leurs corps transis de froid dans les eaux non moins froides de la baie le 31 Décembre. Vous vous demandez sans doute pourquoi le dernier et pas le premier de l'année ? Nous ne nous aventurerons pas en conjectures (ni ailleurs d'ailleurs) qui pourraient refroidir sérieusement l'ambiance des soirées du Nouvel An qui s'annoncent...
Mais revenons à notre carte postale qui met en scène un bain vers 17 heures sur l'unique plage de Saint-Brieuc, le Valais. Il faut savoir que cette partie de notre ville était le territoire des plus pauvres. Parcourant des kilomètres à marée basse, ce sont essentiellement des femmes qui chassaient le coquillage ou encore des vers, avant de remonter en ville vendre leur pêche. Les petits voyous, eux, ne pensaient qu'à jouer dans l'eau en essayant d'éclabousser le photographe avec leurs pieds. Quand on sait le prix d'un appareil photo à l'époque, on pourra trouver ça limite quand même. Si l'on en croit la légende de la carte postale, il s'agissait de gamins de Paris puisqu'ils sont nommés Gavroches. Le train à peine inventé que déjà les banlieues débarquaient, si c'est pas une misère ?...
On se consolera en se disant que cette photographie nous montre en arrière plan la toute première construction sur la falaise alors même que la fête pour la préservation des cabanons n'existait pas encore...
Fallait être couillu !

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